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Que c’est dur de quitter le haut du pavé !!
Article mis en ligne le 27 avril 2020

par DWebmaster

Vu dans Le Parisien du 27 avril 2020 (web)

Confinement dans les Yvelines : élus en mars et toujours pas maires

Ils avaient gagné le premier tour mais n’ont toujours pas pu prendre la tête de leur commune. Face aux sortants qui tiennent les commandes, ces futurs maires s’impatientent.

Par Laurent Mauron et Yves Fossey (avec E.D.)
Le 26 avril 2020 à 16h00, modifié le 27 avril 2020 à 09h54

Après 31 ans à la tête de la ville, Philippe Brillault, le maire LR du Chesnay Rocquencourt, ne lâche pas la barre. Il a beau savoir que sa fonction ne tient qu’à un fil, rien n’y fait. D’ici à quelques semaines, Richard Delepierre (MoDem), élu le 15 mars dès le 1er tour, sera installé à sa place. Sans doute, avant début juin, selon les déclarations récentes du gouvernement.

La transition, prolongée pour cause de crise sanitaire, ne fonctionne visiblement pas bien au Chesnay-Rocquencourt. « Je n’ai pas le moindre contact avec Philippe Brillault, s’énerve Richard Delepierre. Il m’est impossible d’obtenir l’organigramme de services ou les orientations du prochain budget. Rien, rien, rien… La volonté est manifeste de ne pas faciliter ma prise de fonctions et de coopérer avec la future équipe. »

« « Dans une voiture, il ne peut y avoir qu’un seul chauffeur et c’est moi », martèle Philippe Brillault. »

« Je n’ai pas décidé de rester maire. C’est le gouvernement qui l’a voulu, se défend Philippe Brillault. Y’a-t-il besoin d’une collaboration ? Non, je ne le crois pas, car ce qui se décide en ce moment n’est que factuel. Dans une voiture, il ne peut y avoir qu’un seul chauffeur et c’est moi qui suis derrière le volant. Richard Delepierre demande un organigramme mais il le connaît aussi bien que moi puisqu’il est déjà élu. La ville est complètement désorganisée par la crise en ce moment. C’est un faux débat. »

Afin de tenter d’accélérer le mouvement, Richard Delepierre a écrit au préfet des Yvelines. « Je souhaiterais savoir à partir de quand envisagez-vous de permettre aux conseils nouvellement élus le 15 mars de s’installer. Il est en effet difficile de comprendre que l’on invoque des risques sanitaires pour ne pas permettre à un conseil municipal de ne pas se réunir physiquement (alors que tous les gestes barrières pourraient être respectés) quand nos enfants le seront dans nos écoles », écrit-il, en référence à la reprise progressive dans l’Education nationale à partir du 11 mai.

Un conseil municipal à distance mercredi qui s’annonce houleux

Il s’étonne aussi de « l’hyper-communication » dans laquelle Philippe Brillault s’est installé. « La diffusion du Chesnay TV, qui était mensuelle et vue par 100 personnes environ, est devenue quotidienne. Cela interroge sur les choix budgétaires, critique Richard Delepierre. Et que dire de cette ridicule opération salades ? » (NDLR : Philippe Brillault a lancé, le 15 avril, l’ouverture de carrés de 1m2 sur des parcelles communales pour y planter des salades sous la surveillance des agents des espaces verts)

« La mission que nous avons est de remonter le moral de la population, nous devons communiquer. Nous restons dans l’enveloppe dédiée à la communication puisque nous ne pouvons pas faire le magazine municipal. Quant à l’opération salades, je me dois d’apporter de l’aide aux gens qui ont du mal à manger », répond Philippe Brillault.

Richard Delepierre indique « retenir » ses colistiers qui auraient bien voulu encore en découdre après une campagne éprouvante. « Je leur ai demandé de rester calmes, car le temps politique est passé. On n’est plus en campagne », rapporte-t-il. Pas sûr pour tout le monde : battu de seulement 76 voix, le maire sortant a déjà annoncé s on intention de contester le résultat du scrutin…

Le prochain épisode pourrait se dérouler mercredi prochain, lors du conseil municipal que Philippe Brillault compte organiser en audioconférence. Ce jour-là, les deux acteurs de ce dossier seront bien obligés de se parler.