Bandeau
Ensemble à Gauche au Chesnay
Slogan du site
Descriptif du site
Au Chesnay : le temple mormon de Paris !
Article mis en ligne le 28 février 2015
dernière modification le 22 mars 2017

par DWebmaster
logo imprimer

Dossiers locaux

Dernières nouvelles

DERNIÈRE MISE A JOUR : 22/03/2017
Pour réserver sa visite guidée ICI



DERNIÈRE MISE A JOUR : 22/11/2016

JPEG - 7.6 ko

Le grand public est invité à visiter le premier temple de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours construit en France métropolitaine.

Les dirigeants de l’Église ont annoncé que le temple de Paris (France) sera ouvert pour des visites guidées gratuites du samedi 22 avril au samedi 13 mai 2017, sauf les dimanches 23, 30 avril et 7 mai.

Le temple, situé au Chesnay, sera officiellement consacré le dimanche 21 mai 2017 en trois sessions à 9h, 12h et 15h. Il y au ra également une célébration culturelle avec de la musique et des danses par de jeunes mormons locaux le samedi 20 mai.
Pour en savoir plus



DERNIÈRE MISE A JOUR : 05/11/2016

DERNIERE MISE A JOUR : 15/01/2016

DERNIERE MISE A JOUR : 22/08/2015

DERNIERE MISE A JOUR : 25/02/2015, la presse locale en parle !

DERNIERE MISE A JOUR : 14/02/ 2015
La presse bretonne s’empare du sujet

DERNIERE MISE A JOUR : 01/01/2015

DERNIERE MISE A JOUR : 14/12/2014

Sortie de terre !

DERNIERE MISE A JOUR : 15/10/2014
Recours rejetés article Toutes Les Nouvelles du 1 octobre 2014.

DERNIERE MISE A JOUR : 08 mars 2014

DERNIERE MISE A JOUR : 28/08/2013, Disparition du bâtiment EDF

Barack Obama est réinvesti dans ses fonctions le 20 janvier 2013 il a battu Mitt Romney, candiidat républicain et Mormon

DERNIERE MISE A JOUR :27 décembre 2012

Les travaux commencent !

- Construction des plots pour accueillir les « ALGECOS »

  • Jusqu’en mai 2013 démontage de l’intérieur (placards et cloisons) puis déflocage.
  • Puis 30 mois de démolition / reconstruction
    Donc fin des travaux fin 2015.
    Informations recueillies par un riverain auprès d’experts sur le chantier.

DERNIERE MISE A JOUR :01 janvier 2012

Voilà donc les dernières nouvelles sur le sujet qui occulte toutes les autres nouvelles au Chesnay.
Le reportage sur France Inter du 27/12/2011 ne fait pas la part belle à notre action en faveur d’un projet plus utile pour les Chesnaysiens. L’interview de notre élue n’y figure pas. On entend le discours d’un jeune chesnaysien voyant notre ville (telle Salt Lake City) devenir Mormones à 90% et Me REMILLY, élue d’opposition de droite, qui regrette à juste titre le peu d’intérêt économique de ce projet pour la ville.
Enfin notre maire / conseiller général qui lui regrette que l’on ne lui ai pas apporté de soutien, de projet alternatif, il oublie qu’il a confisqué l’information pendant 6 mois et qu’il était le mieux placé pour consulter et éventuellement élaborer un contre projet dans lequel la ville eue été partenaire.

Le temple mormon en chantier..

Le 1er octobre, l’hebdomadaire Toutes Les Nouvelles titrait : « Temple mormon : plus rien ne pourra l’arrêter ». Pas vraiment un scoop. On se doutait bien que les recours déposés avaient bien peu de chance d’être pris en considération par le tribunal administratif de Versailles. Ce qui fut confirmé en juin dernier.
Photo septembre 2014

Ce qui fit dire à Mr Brillault, lors du conseil municipal du 18 septembre : « J’espère que les personnes qui ont véhiculé des critiques véhiculeront maintenant son bien-fondé » ! Formule déjà méprisante pour les opposants au projet, car habituellement le verbe « véhiculer » est généralement associé à des fausses rumeurs ou à des ragots médisants. Ce qui ne correspond en rien aux critiques qui ont été formulées jusqu’à présent sur ce projet. Et puis, est-ce vraiment la décision d’un tribunal administratif qui , tout d’un coup, rend enthousiasmant un projet jugé initialement très contestable ? Comprenne qui pourra !...

Car, encore une fois, ce projet de temple , suivi de façon très personnelle et peu démocratique par le maire, n’apportera rien à la ville.

Pas , ou peu ?, de rentrées fiscales. Un temple n’est pas une entreprise. Pas de publicité pour la ville du Chesnay, comme le suggèrent certains. Vu de Salt Lake City (US), ville et siège des Mormons, il s’agit du « Temple de Paris », pas du Chesnay. Et de toute façon, quel serait l’intérêt d’une promotion touristique du Chesnay ? Qu’y a-t-il vraiment à visiter au Chesnay ? L’absence d’un point d’information touristique montre bien qu’il n’y a pas grand chose à faire visiter...

Non, le problème majeur, « véhiculé » maintes fois, est que cet espace de près d’un hectare, est définitivement soustrait à l’aménagement urbain, quand régulièrement le maire se « désole » qu’il n’y a plus de foncier dans notre ville, au passage rappelée comme la plus dense du département. Ce qui, cette fois , est bien exact. Du foncier soustrait à des projets d’implantation d’entreprises, ce qui était la vocation précédente de ce site. Ou du foncier soustrait à des projets de logements, au moins partiellement sociaux, comme l’exigent les réglementations et les besoins réels.

C’est une affaire privée, et puis c’était trop cher, dit le maire. Il est vrai que ce terrain a été acheté par les mormons à un prix faramineux (20 millions d’euros, pour un projet total de 80 millions d’euros !) bien au-delà des estimations des Domaines. Car les mormons n’ont manifestement pas de problèmes de finances, comme le laisse suggérer leur site www.lds.org . Mais nous sommes persuadés que le maire pouvait faire en sorte que le site soit réservé à un projet d’urbanisme intéressant réellement la ville, comme il a su le faire dans d’autres situations, et sans que cela n’ait d’incidence sur les finances de la ville.

Toutes ces considérations confirment notre opposition à ce projet de construction sur notre ville, tout en étant complètement indépendant du jugement que nous pouvons porter sur l’église des mormons elle-même.

Au final, une occasion ratée pour un projet d’urbanisme dont le Chesnay aurait bien besoin.

Emmanuel Tilloy

l’historique

EDF et les Mormons ou l’histoire d’une belle occasion manquée pour la ville du Chesnay

En 2009, l’entreprise EDF, sise au 46 bd St-Antoine, a fait part de son intention de quitter les lieux.
La FONCIERE DES REGIONS, propriétaire, décide de vendre ce terrain de 9000m2.

C’est l’un des derniers espaces d’envergure sur notre commune.
Quelle belle occasion pour la mairie de préempter ce terrain et de concevoir sans précipitation un projet ambitieux pour la ville avec différents partenaires (région, département, organismes sociaux et privés).

La rumeur, vite confirmée, en 2010, de l’installation d’un temple Mormon, n’a pas encouragé notre maire à élaborer un contre projet plus pertinent pour notre commune et l’ensemble des Chesnaysiens.
Notre association, EAGAC, par l’intermédiaire de nos élus Joêlle Welsing et Claude Meunier (**), est intervenue, suite au conseil municipal du 7 juin 2010 (*), à plusieurs reprises pour demander une alternative à ce projet sans intérêt pour la ville ;

(*) Extrait du procès verbal du conseil municipal du 7 juin 2011
(**) Tribune libre du journal municipal :

10/09/2010

Les Mormons s’installeront-ils au Chesnay ?
Que de suspens autour de cette révélation faite par monsieur le Maire au conseil municipal de juin.

En quelques mots pour ceux qui n’auraient pas lu la presse locale : EDF, installé boulevard Saint Antoine et locataire de la Foncière des Régions, déménage du Chesnay au mois d’octobre. L’église Mormone, intéressée par le site pour y installer le premier et seul temple français, s’est mise sur les rangs des acquéreurs avec un projet déjà bien élaboré et le désir d’effacer l’échec de son projet d’installation à Villepreux retoqué pour sa démesure.

Passons sur le fait que les élus d’opposition aient été prévenus au dernier moment alors que l’intention de départ d’EDF était connue par la ville depuis plusieurs mois mais interrogeons nous plutôt sur le fait que monsieur le Maire nous présente le projet comme pratiquement inéluctable. Inéluctable vraiment ? Pourquoi donc en être arrivé là ? Pendant ces quelques mois n’était-il pas possible de construire un projet plus intéressant pour la ville ? Nous le pensons et c’est pourquoi nous avons décidé d’écrire à madame la Préfète car ce terrain est, probablement, une des dernières opportunités pour une opération ambitieuse. Nous pensons évidemment à un mixage de logements sociaux et la création d’ une zone d’emploi qui fait cruellement défaut à notre commune que l’on semble orienter vers le statut de banlieue résidentielle assoupie.

Comme nous le constatons malheureusement trop souvent, nous sommes en face d’un manque évident de volonté politique et d’imagination.

11/09/2011

Une drôle de démocratie participative !
Début juillet, monsieur le maire a réuni les riverains du terrain occupé par EDF, Boulevard Saint Antoine. Il voulait connaître leur avis sur l’installation projetée, à cet emplacement, d’un temple mormon. Nous y étions conviés pour information.

Aucune objection à ce projet n’a été émise. L’essentiel des questions a porté sur les nuisances éventuelles engendrées par ce projet en particulier sur le stationnement et la visibilité. Une seule personne a demandé si du logement social aurait pu être envisagé. Non, ont répondu les grands acteurs de la démocratie participative en accord parfait avec le maire, affirmant que du logement social supplémentaire et une zone d’emploi n’étaient absolument pas nécessaire au Chesnay....

Laisser croire aux riverains qu’ils sont co-responsables de la décision d’accepter ce temple est une belle illustration de cette fausse démocratie participative instaurée par le maire depuis son accession à la mairie en1989. Il a même promis une commission de neuf riverains pour étudier de plus près quelles améliorations pourraient être demandées afin de rendre ce projet le moins perturbant possible pour le voisinage. Nous cherchons encore quel est l’intérêt pour la ville d’avoir l’unique temple mormon en France. Un terrain de cette envergure ne méritait-il pas l’effort d’une bien plus large concertation avec l’ensemble des acteurs de la vie communale ? Des voix, dont les nôtres, se sont élevées contre ce projet mais comme d’habitude, monsieur le maire tient à sa tranquillité et à celle de ses électeurs.

Nous terminons par un hommage à Jean Labrousse, ancien conseiller municipal de notre groupe, décédé début juillet. Nous avons perdu un militant, un ami qui a su nous donner en partage : son intelligence, son temps, sa force de conviction, son humour, sa joie de vivre, avec comme mot d’ordre « Résister ! »

Joëlle Welsing http://www.lechesnay-a-gauche.org

Une pétition récente sur http://www.avenir46.fr/ ayant pour sujet :
"qu’une demande de consultation publique citoyenne soit organisée quant à l’avenir du 46 boulevard Saint-Antoine, auprès de l’ensemble des Chesnaysiens
en droit de voter"
a été mise en ligne

EAGAC ne souhaite pas participer à cette initiative qu’elle juge inutile car beaucoup trop tardive.
Par souci de réciprocité (nous sommes cités et de nombreux documents de notre site sont en ligne) nous vous livrons cette information,
laissant ainsi à votre libre arbitre le choix de participer ou non à cette initiative.
Le Bureau EAGAC

Le 5 août, la Foncière des Régions a déposé un permis de construire pour le compte des Mormons. Les plans ont été adaptés, par rapport aux structures traditionnelles des temples mormons, afin de rentrer dans les contraintes d’urbanisme du Chesnay. Ce permis a été accepté par la mairie le 27 octobre 2011, affiché sur site le 28.
Le délai de recours de 2 mois se termine le 27 décembre. Si aucun recours n’est déposé, Le Chesnay accueillera le « temple de Paris des Mormons ».

La presse

Une revue de presse de ce dossier sous forme de diaporama :

 <br width='600' height='271' />  <br width='600' height='720' />  <br width='600' height='800' />  <br width='590' height='551' />  <br width='600' height='574' />  <br width='600' height='509' />  <br width='590' height='408' />  <br width='592' height='603' />  <br width='595' height='750' />  <br width='740' height='896' />  <br width='700' height='692' />

Les documents importants

Présentation par l’équipe municipale de projet mormon (07-06-2010)

M. Le Maire.- Nous en avons terminé pour les délibérations. J’ai une information à vous faire et nous aurons éventuellement des avis sur les décisions, comme il se doit.

Je vous ai mis un dossier important ce soir à l’ordre du jour qui est une information. Je veux bien qu’on distribue les documents s’il vous plaît.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit du devenir du terrain EDF. EDF, par son directeur, il y a environ un an et demi/ 2 ans, - ce que je vous demande s’iI vous plaît
c’est d’ouvrir le document quand je vous le dirai, parce que si tout le monde commence à regarder, nous ne nous en sortirons pas, je vous demande de vous concentrer et après de le lire - EDF est venu m’informer qu’il déménagerait du boulevard Saint Antoine.
Pourquoi ? Parce que la mise en concurrence fait qu’aujourd’hui les bureaux du boulevard Saint-Antoine sont beaucoup trop grands pour les services d’EDF.

Deuxièmement, les qualités du bâtiment font qu’il y a une remise aux normes importante. EDF n’est pas propriétaire de ces locaux, c’est une foncière qui est aujourd’hui propriétaire de ces différents
terrains du boulevard Saint Antoine.
Sachant qu’EDF avait prévu de partir, le préavis d`EDF doit arriver à échéance à la fin 2010 - le delai n’est pas encore parvenu - il est légitime sur un terrain aussi important et un bâtiment aussi important que le propriétaire s’enquiert du devenir pour ne pas se retrouver sec avec un terrain important, un bâtiment important, dans une période économique pas facile et se trouver avec un bâtiment vide.
Le propriétaire est donc venu me démarcher à l’automne dernier pour m’informer de sa volonté ou de relouer mais il ne trouvait pas forcément grand chose, ou éventuellement de trouver une opportunité de vendre.

J’en avais entendu parler, puisque le Conseil général était venu visiter les bâtiments pour déplacer ses services et je sais que le Conseil Général avait été intéressé par ce bâtiment. Pierre BEDIER était encore Président. Après il y a eu ce que vous savez, et donc le dossier n’a pas eu de suite avec le Conseil général. D’autres personnes ont peut-être visité, je n’en sais rien, mais pour le Conseil
Général je le savais.

Le propriétaire est venu nous voir avec une société d’aménagement, la SODEAHIF, qui nous a dit « nous avons un client possible pour ce terrain. Ce terrain présente tous les avantages pour notre
client, mais ce n’est pas une entreprise, ce n’est pas pour faire de la promotion immobilière, c’est pour une église ››. J’ai téléphoné au curé pour lui demander « qu’est-ce qu’i| se passe, il y a déjà 3 églises sur le Chesnay, vous en voulez une quatrième ? ››. Non, pas du tout, il s’agit de l’église de Jésus Christ, dite les Mormons, qui est un candidat possible pour ce terrain.

Je connais votre question diverse Madame BRUNEL. On en parlera après.

Donc bien évidemment je ne peux pas garder un dossier comme cela seul, sachant que toute décision sur ce terrain ne justifie pas de délibération du conseil municipal. Si un permis de construire est conforme au PLU, il n’y a pas de délibération du conseil municipal. S’il y a une DIA, Déclaration d’Intention d’Aliéner, adressée par un notaire, vous m’avez délégué les pouvoirs, je n’ai pas à vous demander d’autorisation. Puisque vous m’avez délégué cette capacité, je peux traiter seul ce dossier.

Bien évidemment, sur un dossier d’une telle importance en raison du terrain et de l’occupant possible il était légitime que nous travaillions tous ensemble sur le dossier.

C`est vrai que j’ai réfléchi à la façon dont on pouvait instruire. Je n’ai pas bougé tant que je n’avais pas d’écrit. J’ai eu un écrit du propriétaire au mois de décembre, dont vous trouverez copie ci-jointe, car je vous ai fait un dossier complet, factuel, informatique.

Le propriétaire m’a annoncé officiellement les choses. A partir du mois de janvier, j’ai réuni toute mon
équipe, je leur en ai parlé et j’ai demandé à quelques élus de travailler sur le sujet et plus particulièrement sur l’occupant possible, donc l’église de Jésus Christ dit les Mormons.

Je vais passer la parole aux trois, quatre personnes qui ont travaillé sur le sujet, Dominique DOGNIN, Florence GUY-COQUILLE, Karin LE MENE, qui vont résumer le sujet.

Mon devoir est d’instruire l’urbanisme, c’est-à-dire : qu’est-ce que vous voulez faire, comment vous
voulez le faire ? C’est un terrain qui permet de construire 15.000 mètres carrés, sachant que le bâtiment doit être démoli, que derrière nous avons les pavillons de la rue du Général Welbert qui sont souvent confrontés à un terrain très abrupt. Nous avons à côté le Neptune qui donne sur le site
également et de l’autre côté la copropriété de Parly 2 avec les squares Bugeaud et Mérimée, le tennis derrière, donc un environnement sensible, plus la contre allée du boulevard Saint Antoine. On doit donc tenir compte de l’importance de l’activité.

Ce que j’ai essayé de définir, c’est un cahier des charges d’urbanisme par rapport à ce terrain.
L’ensemble des personnes citées ont travaillé. Nous avons rencontré le cabinet d’architecte qui est un cabinet parisien, qui travaille aussi avec les Etats Unis, qui est connu sur la place de Paris, un grand nom de cabinet d’architectes, des gens qui sont très réactifs. Ils nous ont présenté différents schémas.

Puis ils nous ont posé la question, parce que j’ai posé la question à mes collègues : est-ce qu’on est
pour ou contre ? Mais pour ou contre quoi ? Si le dossier est conforme au plan d’urbanisme, si aucune
dérogation n’est demandée, sommes-nous en droit de refuser « oui » ou "non ›› et dans quelles conditions ?

Et deuxièmement, est-ce que nous sommes « pour ›› ou « contre ›› le client ou le nouveau Chesnaysien et là, il y a eu plus de questions qu’éventuellement par rapport au terrain.

Donc sur l’urbanisme, vous verrez les plans ou autres et on va en parler. Je vais passer la parole à Madame GUY-COQUILLE et Madame LE MENE qui vont vous dire toutes les démarches - le sujet est important, je vous passerai la parole après Madame BRUNEL.

Mme BRUNEL.- Je disais que les Mormons sont déjà à Versailles.

M. Le Maire.- Oui, Madame BRUNEL va s’exprimer après, je veux dire que nous avons fait un travail
important pour comprendre qui ils étaient et qu’on ne tombe ni dans un excès dans un sens ni dans l’autre. Je passe la parole à Madame GUY-COQUILLE et Madame LE MENE que je remercie. ll y a
eu aussi Dominique et peut-être d’autres personnes. Vous êtes les rapporteurs du sujet qui est contenu dans les dossiers que je vous communique aujourdhui.

Mme GUY-COQUlLLE.- Ce dossier a été préparé par quelques-uns d’entre nous, à la suite d’une visite de cette église qui se trouve place de l’Alliance à Versailles et bien sûr on a présumé toutes les
questions qui pouvaient vous intéresser et donc on a essayé de faire un questionnaire le plus simple possible avec des réponses brèves, concises qui peuvent répondre à vos premières attentes.

Si vous avez des choses plus importantes à demander, je pense qu’il faudra le faire auprès des intéressés directement.

En fait, je pense que la première chose qui vous interpelle c’est de savoir ce que sont les Mormons.
Les Mormons, c’est une église, bien sûr je vois déjà des doigts qui s’agitent. Déjà ce n’est pas une secte, puisque cette église des Mormons qu’on appelle aussi l’église de Jésus Christ des Saints des
derniers jours ne figure pas comme secte dans le rapport de l’Assemblée nationale comme le sont les Scientologues ou les témoins de Jéhovah. Cela, c’est une certitude.
Elle dépend de la loi de 1905, de la loi cultuelle de 1905, c’est un fait établi et vérifié.
Ensuite, je pense que vous êtes intéressés par l’origine des Mormons. En fait, celui qui a créé cette église des Mormons s’appelle Joseph Smith, il l’a créée aux Etats-Unis en 1830 et les Mormons à la
suite de manifestations spirituelles dont la première Vision. Je laisse aussi à qui de droit d’expliquer cette première vision, parce que c’est doctrinal.
Ensuite ces Mormons se sont multipliés aux Etats-Unis et en particulier dans l’Utah, la capitale des Mormons c’est donc Salt Lake City, vous connaissez, elle a été le siège des derniers jeux olympiques.
En ce qui concerne la France, les premiers Mormons sont arrivés en France sous Napoléon lll en 1850 et après trois mois de légère implantation ils ont été refoulés par Napoléon Ill et leur siège s’est établi à Jersey.
Certains Mormons ne sont pas restés et ont émigré aux Etats-Unis où ils ont rejoint cette vallée de l’Utah à Salt Lake City.
Voilà pour l’histoire brève des Mormons.

Ensuite, je pense que ce qui vous intéresse aussi comme question c’est bien sûr le nombre.
Actuellement, il y a eu une petite erreur, il y avait 13 millions dans la première question et 14 millions dans la troisième, on dira 14 millions de Mormons.
En France, il y en a 36.000. Venons-en à la France. Ils sont revenus en France, pour l’instant il y a 110 églises en France, dont les plus proches sont l’église de Mantes et l’église qui se trouve place de
|’Alliance à Versailles. Nous avons été reçus dans cette église. C’est là que nous avons posé toutes ces questions auxquelles nous répondons aujourd’hui.
En ce qui concerne cette église, il y a une différence entre les églises et un Temple. Une église, c’est un lieu de culte, un lieu où les Mormons bien sûr pénètrent, mais où nous pouvons nous-mêmes
pénétrer, c’est un lieu qui n’est pas du tout interdit. On y pratique le culte dominical, des activités sociales, des activités récréatives. ll y a l’école du dimanche. Nous avons pénétré dans le lieu de culte même. Cela ne ressemble pas du tout à une église comme chez nous, il n’y a pas de représentation quelconque.
On y communie sous forme de pain et d’eau, il n’y a pas de vin. C’est un lieu qui est ouvert qui est donc permanent, si je puis dire.
Le temple, c’est une toute autre chose. En France, actuellement il n’y en a pas. En réalité, il y en a un à Tahiti et les Mormons désíreraient en avoir un sur le continent. ll y a bien sûr plusieurs temples en Europe, les plus connus pour les Mormons français ce sont ceux de Madrid et de Bern. ll y en a qui sont en devenir, puisqu’ il y a celui de Kief qui va être inauguré à la fin de la semaine, celui de Rome qui est en construction et donc Les Mormons étaient très désireux d’en avoir un en France, voilà pourquoi ils veulent s’installer au Chesnay.
Le temple est un endroit spécial dans la mesure où il est exclusivement réservé aux membres fidèles, ceux qui payent la dîme car chez les Mormons on paie la dîme. Y sont célébrée des sacrements qui
sont sacrés, le sacrement du mariage, car il faut savoir que chez les Mormons on se marie pour l’éternité, ce mariage s’effectue exclusivement dans un temple. On y fait également les baptêmes des
ancêtres, d’où l’imponance de la généalogie chez les Mormons. Et il y a aussi un sacrement qui s’appelle la dotation qui ressemble à la confirmation de la religion catholique romaine.
Voilà les différences. La grande différence du temple c’est que quand on n’est pas Mormon et qu’on ne paie pas la dîme, on ne peut pas pénétrer dans ce temple, on a le droit uniquement de visiter ce
temple après sa construction et ensuite les portes sont fermées pour ceux qui ne sont pas membres.
Ce temple serait entouré de jardins, les jardins en revanche sont autorisés au public et fermés le soir.
Voilà les questions qui peuvent vous intéresser au niveau de la représentation des Mormons.
On a posé aussi la question du prosélytisme. Est-ce que les Mormons pratiquent le prosélytisme ? Je
peux dire que la réponse est oui, puisqu’ils ont des missionnaires qui sont formés à ce but, qui sont
des jeunes Mormons, garçons et filles, qui donnent une période de leur vie, de dix huit mois pour les filles et deux ans pour les garçons et ces missionnaires vont par 2 pour prêcher avec le livre des
Mormons qui est leur livre principal et le nouveau et l’ancien testaments.
Les femmes n’ont pas le droit à la prêtrise, les hommes sont prêtres dès l’âge de 12 ans, les sacrements sont le baptême à partir de 8 ans, et le mariage bien sûr. Voilà les sacrements qui sont
des sacrements communs à toutes les religions.
Je pense que j’ai répondu un peu aux questions essentielles sur les sites, l’église, temple, sur la façon d’être Mormon, et pour ce qui est de la doctrine je vais donner la parole à Karin.

Mme LE MENE.- Enfin ce n’est pas tellement au niveau de la doctrine, mais c’est vrai qu’on s’est demandé si les Mormons, comme ils se réfèrent au Christ, disent qu’ils sont une église chrétienne, en tout cas en ce qui nous concerne c’est vrai qu’elle ne fait pas partie des autres églises chrétiennes du Conseil œcuménique simplement parce que chez les Mormons c’est un peu théologique - Dieu le
Père, le fils et le Saint Esprit sont trois entités différentes. Voilà pourquoi ils ne participent pas au dialogue œcuménique.

La question était également de savoir quels étaient les rapports entre l’église catholique et l’églíse
mormone. Sur le plan doctrinal, il n’y a aucun rapprochement. En revanche, ils ont des actions humanitaires communes, surtout aux Etats-Unis. Ils- mènent des actions avec Caritas et en 2007
l’église mormone a reçu le Deus Caritas des mains d’évêques catholiques, notamment le cardinal Georges qui est le Président de la conférence des évêques catholiques. ll faut aussi répondre aux questions par rapport à la vie autour de ce temple. Qu’est-ce qui va changer pour les habitants ? Quelles sont les habitudes des Mormons dans leur pratique religieuse ?
Une des questions que nous leur avons posées, c’est : Y a-t-il des fêtes ou des conférences dans un temple ? Non, le temple est fermé le soir dès 19 heures 30 et il n’y a jamais rien d’organisé après.
C’est vraiment un lieu de prière et de recueillement, où ont lieu les sacrements. Est-ce que le temple est ouvert tous les jours ? Le temple est ouvert toute la semaine et est fermé le samedi, en tin d’après
midi jusqu’au mardi matin.
Quels sont les horaires d’ouverture du Temple ? C’est de 7 heures 30 à 19 heures 30.
Combien de personnes viennent au Temple ? Environ 40 à 80 personnes, surtout 80 personnes lorsqu’il y a les célébrations d’un mariage.
Sur les parkings, est-ce qu’il y aura des problèmes s’il y a 80 personnes qui arrivent de loin en voiture ? Dans le projet de construction il y a un énorme parking qui est prévu, d’environ 200 places.
Comment ce projet est-il financé ? C’est la question que nous avons posée. Les projets immobiliers de l’églíse sont financés à partir du versement de la dîme de ses membres puisque chaque membre doit verser par année 10 % de ce qu’il a, de ce qu’il possède.

M. Le Maire.- Merci Mesdames.

Mme BRUNEL.- Est-ce qu’on peut réagir à cette présentation quand même 7
M. Le Maire.- S’il vous plaît, Madame BRUNEL, ce n’est pas vous qui présidez ! Pour l’instant, je termine l’information et vous demanderez la parole comme tout le monde et bien évidemment je vais vous la passer.

Mme GUY- COQUlLLE.- Nous avons fait une étude objective du sujet.

M. Le Maire. On ne se justifie pas.
Je voulais dire, pour clore et passer la parole puisque c’est une information, que nous avons instruit ce dossier de façon la plus neutre possible et que lorsque j’en ai parlé à I’équipe la première question
que j’ai posée c^est : y a-t-il des avis défavorables et à l’unanimité les gens ont dit « nous avons à instruire un dossier, puis nous verrons les questions qui seront posées qui ont fait l’objet d’un travail ››.
Ma conclusion est extrêmement simple : aujourdhui sur un projet d’urbanisme, financier, etc., nous n’avons pas d’avis défavorable. Dire que nous sommes favorables à l’églíse des Mormons, ce n’est
pas le cas, nous ne sommes pas favorables. Vous voyez bien la pertinence des choses, c’est que si nous ne sommes pas défavorables au projet, nous ne sommes pas pour autant favorables à l’églíse
de Jésus-Christ, puisqu’elle s’appelle ainsi au niveau de iassociation. Si j’étais favorable, c’est que je serais a priori Mormon, mais nous avons une obligation, nous municipalité, d’instruire de la façon la
plus neutre possible comme j’aurais pu avoir sur ce terrain une demande de mosquée.
Ce que nous faisons comme démarche, Mesdames et Messieurs les élus, c’est de vous informer sur un dossier qui n’a fait l’objet aujourd’hui ni d’un dépôt de permis de construire, ni de demande
d’urbanisme, ni de DIA. ll nous a paru normal et légitime d’instruire en toute transparence, de diffuser l’information complète. Vous l’avez ce soir et bien évidemment nous allons écouter vos observations et tout ce que vous avez à dire sur le sujet. C’est la raison pour laquelle je vous en parle ce soir. Madame BRUNEL...

Mme BRUNEL.- Je suis quand même un peu étonnée de voir cette présentation au sein du conseil municipal. Il a été dit...

M. Le Maire.- Est-ce qu’on peut s’arrêter juste une seconde, Madame, parce que c’est important de
bien comprendre tout cela. Quand vous dites « je suis surprise de cette présentation au conseil municipal ›› pouvez- vous nous dire surprise par quoi ?

Mme BRUNEL.- Parce qu’on a quand même eu toute une démonstration sur l’église des Mormons, c’était peut-être utile, mais enfin...

M. Le Maire.- Ce n’est pas une démonstration.

Mme BFtUNEL.- C’est une présentation, vous avez raison Monsieur le Maire, parce que je sais que
c’est un sujet très difficile aussi bien pour la question écrite que je vous ai faite et que ce n’est pas du tout facile pour les élus, parce qu’ on est obligé d’accepter certaines choses. Mais ce qui a été dit en début, je ne sais plus qui a dit cela sur le fait que « ce n’est pas une secte , c’est la loi 1905, une
association loi 1905 ››. Je voudrais vous faire remarquer que la << Mívíludes » (Mission
Interministérielle de Vigilance et de LUtte contre les DErives Sectaires) actuellement refuse d’appliquer le terme secte à quelque association que ce soit, que ce soit la scientologie ou autre. On ne dit plus « secte ›› sinon on peut être poursuivi pénalement. Déjà, dire que ce n’est pas une secte,
c’est...

M. Le Maire.- Pourquoi on est puni pénalement ?

Mme BRUNEL.- Parce que le mot secte est rayé, on doit dire association à dérive sectaire.

M. Le Maire.- ll ne faut pas que je dise à ma femme de ménage que c’est une femme de ménage mais une technicienne de surface, cela devient grave !
Mme BRUNEL.- Adressez-vous à la commission parlementaire.
(Mouvements divers)

M. Le Maire.- S’il vous plaît, laissez terminer, le sujet est trop important, Est-ce que vous pouvez laisser Madame BRUNEL terminer de s’expliquer ?
Mme BRUNEL.- C’est pour cela que c’est très difficile de prendre une décision, c’est une association loi 1905, une association oultuelle.

M. Le Maire.- 1901.

Mme BRUNEL.- Je pensais à la séparation de l’église et de l’Etat.

M. Le Maire.- C’est après. Excusez-moi, la loi sur les associations c’est bien 1901, mais il y a eu la création d’associations spécifiques au niveau cultuel et qui est bien de 1905, pardonnez-moi.

Mme BRUNEL.- C’est pour cela que c’est très difficile de définir.
Maintenant, qu’est-ce qu’on veut sur le Chesnay ? Est-ce qu’on veut une église des Mormons ? Je sais qu’il y a eu des problèmes dans d’autres villes.

M. Le Maire.- Si je peux me permettre pour compléter, parce que c’est un débat qui n’a rien à voir avec les partis politiques ou les groupes, nous sommes tous là en tant que représentants Chesnaysiens. Il y a eu cette démarche à Villepreux. Ce que je voulais dire, c’est que ce n’est pas le Chesnay qui a été choisi, c^est le terrain. En fait, quand un opérateur a une commande d’un client, il scrute ce qu’il peut y avoir. Ce n’est pas le Chesnay qui a été choisi c’est un terrain et ce terrain se trouve au Chesnay.
Lorsqu^il y a eu la démarche sur Villepreux, la ville a émis un certain nombre de résenves, d’une part parce que le terrain faisait plus de 30 % dela surface de la commune et d’autre part parce qu’il fallait une modification du PLU.
Je vais être très franc avec vous, si aujourd’hui on nous déposait une demande de modification pour réaliser, ma réponse serait claire : c’est non. Et vous l’avez souligné tout à l’heure dans une de vos
interventions, lorsque j’ai fait un recours sur le restaurant du Boulevard Saint Antoine, ce n”était pas pour protéger la maison du maire qui était à côté, c’était simplement parce que le permis de construire déposé n’était pas conforme à la réalité.
Si aujourd’hui on nous déposait quelque chose de conforme et que je le refusait au motif que ce n’est pas conforme le tribunal pourrait dire << les règles sont telles que vous n’avez pas à refuser ›› . Je nerentre pas dans le détail par rapport à ce sujet, mais si demain la Foncière des Régions dépose un
permis de construire, qu’il y a un délai et qu’au terme du délai ils ne reçoivent pas un arrêté, cela devient tacite et ce serait pire.
Si je prends mon arrêté, on va me dire « le maire a favorisé les Mormons », si je ne le prends pas, j’émets un avis défavorable pour l’architecte des Bâtiments de France, celui-ci aujourd’hui va dire « j’ai vu Parchitecture, celle-ci me paraît tout à fait esthétique ››, vous avez d’ailleurs des images.
L’abus de droit, la laïcité ou autre font que notre équipe a souhaité travailler sur ce sujet, et Dieu sait s^il y a eu des discussions depuis janvier sur le sujet, vous l’imaginez bien, comme il y en aura tout à l’heure, demain et après-demain entre vous sur le sujet, comme auprès des Chesnaysiens. C’est la
raison pour laquelle j’ai souhaité faire cette information avant de recevoir quelques éléments officiels d’urbanisme ou autres, de façon à ce que la population soit bien au courant des choses tant au niveau urbanisme qu’au niveau juridique.

Mme BRUNEL.- Il est vrai que si vous refusez un permis de construire, vous pouvez être poursuivi, mais cela dépend des raisons pour lesquelles vous donnez un refus.

M. Le Maire.- ll y en a qui aiment bien quand je suis poursuivi !

Mme BRUNEL.- Attendez un petit peu....

M. Le Maire.- Vous avez pensé à vous, apparemment !

Mme BRUNEL.- Oui, je me suis senti visée, vous pouvez être poursuivi pour discrimination. ll y a
beaucoup de jurisprudences là-dessus.

M. Le Maire.- Ce n’est pas de la jurisprudence, c’est une condamnation, c’est une loi.
.
Mme BRUNEL.- Je sais très bien que c’est compliqué.

M. Le Maire.- De la même façon, si demain je donne un avis défavorable sur un permis de construire d’une maison qui est conforme, ou pour un local commercial, c’est le même topo. Vous avez vous-même donné, il y a quelques minutes, lexplication évidente de ce que nous sommes en train de dire. C’est clair.
On est d’accord, Madame BRUNEL dans son inten/ention nous rejoint, à mon avis, et à notre avis, c’est-à-dire : la secte, on n’a plus le droit de dire secte, je ne le savais pas, mais deuxièmement c’est
de dire qu’on ne peut pas refuser un permis comme cela et le sujet est suffisamment difficile pour voir l’ensemble des éléments avant de prendre une décision. C’est ce que vous avez dit pour résumer.

Mme BRUNEL.- Oui, pour les élus ce n’est pas évident.

M. Le Maire.- Pour les élus, c’est facile parce que ce n’est pas eux qui prennent la décision, de toute
façon ce sera le maire et le maire a toujours su faire face aux questions qui peuvent être posées, mais moi personnellement ce qui m’intéresse, c’est que vous puissiez, à mes côtés, me dire en toute transparence, avec la plus grande liberté, I’ensemble de vos avis sur le sujet.
Vous imaginez bien que depuis six mois j’en ai parlé à peu près dans toutes les instances reiigieuses
également, parce que c’est un sujet qui doit être connu de tout le monde.

Je trouve qu’il serait anormal, comme beaucoup de sujets ont été traités dans certaines villes à une certaine époque, que le maire instruise tout seul et on « balance ››, comme cela a été fait à Villepreux.
C’est une erreur. C’est l’accompagnement d’une décision communale, qui deviendra intercommunale, puisque je rappelle qu’en décembre 2011 nous serons dans une intercommunalité. ll y aura l’église à Versailles, le temple au Chesnay, peu importe.

Ce qui est important à se poser comme question, c’est : y a-t il une problématique sur l’occupant ? Et deuxièmement, ce qui est fait pose-t-il des problèmes d’environnement ou d’autres types de problème ? C’est sur ces bases que nous nous sommes prononcés, en disant à la Foncière des
Régions, à Sodearif et au client représentant l’ég|lse de Jésus-Christ « aujourd’hui, nous n’avons pas forcément d’avis défavorable sur le projet que vous présentez, mais nous ne sommes pas pour autant favorables à bras ouverts pour une entité qui, effectivement, interroge beaucoup de gens. » Voilà ma
position aujourd’hui.

Mme BRUNEL.- ll y a un danger de prosélytisme quand même !

M. Le Maire.- Autant que le Chemin de Croix dans les rues du Chesnay à Pâques, autant que la Fête
Dieu qu’on m’a demandée, Jeanne d’Arc, etc. et alors ? Je donne un avis favorable parce qu’il me
paraît légitime qu’au niveau cultuel ce qui existe puisse s’exprimer.
Ce que je veux vous dire là, c’est que nous essayons d’avoir une transparence totale sur l’ensemble
du sujet. Je peux vous dire qu’il y a un an, j’ai vu une association musulmane basée à Ftocquencourt
pour un terrain, pour y construire une mosquée, je lui ai dit : « c’est un partenariat à avoir avec
l’ensemble des maires, aujourd’hui nous n’avons pas de terrain et la ville ne vous donnera pas un terrain, parce qu’elle n’en a pas et on n’a pas à financer cela. Si vous nous amenez un projet privé, on l’examinera ››. Finalement, je crois qu’ils ont trouvé quelque chose à Beauregard.
Voilà comment nous instruisons les choses. Lorsque la communauté juive a voulu revoir son local pour se mettre à côté de chez Auliac....

Mme BRUNEL.- Non, vous arrêtez Monsieur le Maire, là vous comparez la communauté juive, c’est une religion et les Mormons, vous ne pouvez pas comparer quand même !

M. Le Maire.- A partir du moment où une association...

Mme BRUNEL.- Non, non !

M. Le Maire.- On n’a rien à comparer, je parle aujourd’hui de textes de loi, de raccrochement juridique et de démarche vis-à-vis de la commune. Je rappelle quand même que lorsqu’ils viennent voir les élus, et en l’occurrence je vous représente, je les vois bien pour des locaux, pour des aménagements de locaux, avec des spécificités qui peuvent exister. C`est cela que je veux vous dire, ce n’est pas autre chose. ll n’y a pas de comparaison.
Madame WELSING...

Mme WELSING.- Je pense qu’il y a une solution, c’est que la ville acquière le terrain.
(Mouvements divers)
Ce serait vraiment une superbe réserve foncière.

M. CROUZAT.- Pour désenclaver les églises !

M. Le Maire.- Pour Monsieur LE ROUX vous avez dit qu’il ne fallait pas, mais là on peut. Dieu est grand, mais ne finance pas forcément !
La Foncière des Régions a été extrêmement claire, aujourd’hui ils ont une politique foncière de valorisation de patrimoine pour une rentabilité financière. lls peuvent très bien continuer à louer, ils ont une politique qui est de dire ou on loue et à la limite on refait les bureaux d’EDF et on reloue, ou si on a un client qui nous fait une très bonne offre on la vend.
Je rappelle que lorsque la ville achète, elle est liée à l’Estimation des Domaines et je ne suis pas sûr qu’elle soit au même montant. Je rappelle même, puisqu’à la limite on a tout à se dire autour de la table aujourd’hui, lorsque nous recevrons une DIA, si Madame WELSING dit « pourquoi vous ne préemptez pas pour faire du logement social, ma préemption pourrait être faite, mais le montant sera bien sûr inférieur à ce qui sera proposé et donc le propriétaire me dira « Monsieur le maire, je ne vends pas, mais pourquoi vous m’avez laissé déposer un permis de construire si vous vouliez
préempter ? » ll faut qu’on ait l’honnêteté tous ensemble.
C’est pour cela que nous devons parler ensemble aujourd’hui pour dire les choses, c’est cela la
démarche.

Mme WELSlNG.- Je suis d’accorcl, vous pouvez deviner ma position.

M. Le Maire.- Je la comprends.

Mme WELSlNG.- Ce que je ne comprends pas, c’est quelle est la question ? Si vous nous dites que de toute façon...

M. Le Maire.- Je ne vous ai pas posé de question ce soir.
.
Mme WELSlNG.- S’ils sont en règle, cela veut dire que vous ne pourrez pas avoir d’opposition. Si j’ai bien compris, si le dossier qu’ils vont déposer de permis de construire est en règle, quelle sera la marge de manœuvre de la ville ? Aucune. Vous n’avez aucun moyen juridique pour vous y opposer.

M. Le Maire.- Quelque part, c’est un peu cela, mais il me parait légitime qu’on puisse en parler ensemble pour d’abord comprendre les choses, ne pas découvrir le projet et voir sur l’ensemble ce qui peut être vu.
Si je vous ai remis un document dans lequel vous avez un certain nombre de volets, c’est aussi de l’urbanisme. On présentera cela aussi en commission environnement. C’est un dossier financier, un
dossier urbanistique, c’est un dossier juridique et c’est un dossier d’environnement. Voilà quel est l’ensemble.
Aujourd’hui, je ne vous demande aucun vote, je ne vous pose aucune question. Je vous tais une information pour avoir vos premières réactions, Madame BRUNEL, Madame WELSING viennent de le faire. Sl d’autres veulent intervenir, je vais passer la parole à Marie-Edith REMILLY, ils peuvent le faire et après on va s’arrêter là, on va décanter et on en reparlera.

Mme REMILLY.- En écoutant la présentation de l’église des disciples des Saints des derniers jours j’ai vu que c’était un travail approtondi qui avait été fait, que moi-même j’ai mené il y a quelques années, lorsque j’étais au Conseil national de la vie associative, j’avais été amenée à travailler sur ces questions.
ll me semble que notre Conseil n’a pas même à se poser la question au niveau de la foi, nous sommes dans un Etat laïc, et je m’interdis même ce soir de me poser la question par rapport aux Mormons, mais je prenais quelques notes au fur et à mesure où jentendais toutes ces informations
j’ai marqué sur mon papier « mais quels sont les besoins de notre ville et plus particulièrement de ce quartier que j’habite ? ››
C’est un quartier dont parfois on dit qu’il est carcéral, on manque d’espaces verts, et c’est vrai que sur mon papier j’ai marqué, et là je rejoins Madame WELSING, même si politiquement nous ne sommes pas du même bord, pourquoi la ville n’a-t-elle pas préemptée ’ ? Là, vous venez de nous apporter quelques éléments de réflexion.
Je me souviens, pour avoir fait partie de votre équipe, quand s’est posée la question de préemption, je pense notamment au terrain Matra, où cela pouvait nous paraître exorbitant ces dépenses, mais il
nous semblait que c’était important d’engager la ville dans ce choix parce que cela pouvait être un plus pour notre commune.
Je souhaiterais qu’on prenne un peu le temps de la réflexion en se disant : aujourd’hui, notre ville a besoin de quoi ? Et puis, après, nous verrons, mais posons-nous cette question en dehors même de
savoir si ce sont les Mormons qui sont acquéreurs ou non.

M. Le Maire. Merci Madame REMlLLY. Ce que je voulais juste dire c’est que le terrain Matra, vous vous rappelez ce que cela m’a coûté comme peine, comme difficulté. Quand on a fait cela une fois dans sa vie on ne le refait pas deux fois.
Deuxièmement, c’était une vente amiable, qui était possible à |’époque pour un certain nombre de raisons. Aujourd’hui, les ventes amiables ne sont possibles qu’avec malgré tout l’estimation des Domaines et que la préemption ne peut se faire que si le terrain est en emplacement résenvé ou
éventuellement répondre à un des critères, logement social, espace vert, équipement public. il y a un cetain nombre de critères qui permettent de préempter.
Si nous préemptons pour du logement social, c’est la question qui peut être posée, ce n’est pas la ville qui achètera, c’est un Office d’HLM qui, lui, s’adossera sur le prix des Domaines. Donc au prix évident auquel aujourd’hui il doit être vendu selon l’estimation des Domaines on aura une telle distance que le propriétaire gardera son terrain et en fera ce que bon lui semble, par rapport à ce
terrain.
Si la ville veut acheter au même prix que ce que la Foncière veut vendre aux Mormons,
techniquement parlant on ne peut pas faire. Donc ll faut être extrêmement clair, ne pas inventer une usine à gaz.
Un propriétaire privé peut acheter l’ensemble, un promoteur immobilier par exemple qui va faire 15.000 mètres carrés de logements, en promettant 30 % de logements sociaux et en faisant 70 % de
logements privés. C’est une opération possible également, la seule chose c’est que vous aurez 15.000 mètres carrés de bâtiments à cet endroit, dans un endroit que vous considérez comme étant
déjà très dense, vous êtes à 1,6, voire 2 de COS sur la rue des Deux Frères, alors que pour le projet qui est présenté, indépendamment de ceux qui vont l’occuper, sur 15 O00 mètres carrés constructibles on en est à peine la moitié et on ouvre des espaces verts.
Ce qui nous a paru intéressant dans ce projet, et c’est pour cela que l’on a dit qu’on n’était pas défavorable, c’est l’oxygène que cela représente et la protection de l’environnement. Considérant que
la ville du Chesnay n^avait pas besoin d’augmenter sa population parce qu’on était suffisamment nombreux, que la densification de la ville était suffisamment dense et que pour ce terrain, si cela ne renforce pas la densité, mais que l’on propose des espaces verts, une belle construction, sur ce
principe là, avant même de savoir qui il y a dedans, c’était intéressant pour les riverains. Voilà qu’elle est notre démarche aujourd’hui. Monsieur CARLOZ...

M. CARLOZ.- Simplement, je me souviens d’une opération qui a eu lieu, qui tout compte fait ne s’était pas trop mal terminée, en face de Saint Jean, les terrains d’EDF où en fait c’est EDF lui-même ou sa filiale promoteur qui a fait toute la réalisation. Est-ce qu’on ne pourrait pas rêver de faire la même chose ?

M. Le Maire.- On n’est malheureusement plus à cette époque et EDF n’est pas propriétaire. Je vous l’ai dit, c’est une foncière qui est propriétaire, comme tous les terrains de France Télécom ou autres ce sont aussi des foncières.
Aujourd’hui, l’adossement immobilier n’est plus fait dans les organismes gestionnaires, ce sont des investisseurs. Il n’y a pas de mécénat, pas de philanthropie, tout le monde est dans des obligations de résultats financiers.

M. CARLOZ.- Oui d’accord, ce sont des foncières, mais ce sont des filiales d’EDF....

M. Le Maire : La Foncière des Régions n’est pas une filiale d’EDF, pas du tout. Je rappelle que quand EDF avait fait cette opération, c’était dans l’idée de dire « ce patrimoine n’est pas très important, il y a une dizaine de logements, cela nous permettra de négocier le terrain de la rue Caruel de Saint-Martin pour lequel il y a eu pas mal de discussions. ll y avait un donnanfldonnant, c’est-à-dire qu’on fait un peu de social sur la rue du Maréchal de-Lattre et de l’autre côté, le terrain de la rue Caruel vous ne le préemptez pas pour faire du social. Ce n’étalt pas un chantage, c’était pour dire qu’on allait faire du social.
Je vous rappelle que pour la rue Caruel, l’opposition avait déjà fait des démarches pour faire du social.
Je vous rappelle que tout le monde veut faire du social sur le terrain d’autrui. Je rappelle que l’Etat ne souhaite pas faire du social sur les terrains du SGAP, que l’Evêché n’a pas voulu en faire sur le terrain du mille Clubs et que tous ceux qui veulent faire du social ont de très bonnes idées chez les autres, mais souvent chez soi-même on a une valorisation un peu différente. C’est pour cela qu’il faut trouver un consensus général.

M. CARLOZ.- Alors, maintenant rue Moxouris appanient a qui ?

M. Le Maire- Cela appartient toujours au patrimoine de Gaz de France, puisque vous avez des détenteurs de gaz qui vont faire l’objet de travaux prochains et à EDF, puisqu’ils ont tous leurs véhicules d’intenvention qui restent là.

M. CAFlLOZ.- En tait, ERDF et GHDF.

M. Le Maire.- Oui, peut-être, excusez-moi. Il y a tous les véhicules d’intenvention là.

Mme WELSlNG.- Je répète ma question, si pour le permis de construire une fois déposé vous ne voyez aucune contradiction, quelle est notre marge de manœuvre ? Aucune. Cela veut dire que ce soir, vous nous soumettez la proposition que ce sera l’église Mormons qui achètera...

M. Le Maire- Je n’en sais rien. Je ne sais pas où en sont les négociations.

Mme WELSlNG.- Ce que je ne comprends pas, c’est ce que vous nous demandez.

M. Le Maire.- Je vous ai dit trois fois qu’aujourd’hui je vous demandais rien i
Est ce que vous trouveriez normal que je fasse un communiqué de presse pour que vous appreniez cela par la presse 7 Non. Est-ce que vous voulez que je vous l’apprenne à titre individuel ? Non. Où est |’enceinte où je peux en informer l’ensemble des élus ? C`est le conseil municipal. C’est tout.
Aujourd’hui, je souhaite vous donner tous les éléments qui font qu’à un moment ou un autre il peut y avoir une information extérieure et si vous, élus, vous n’aviez pas les éléments, ce ne serait pas normal. Aujourd’hui, vous avez la totalité du dossier que j’ai dans le bureau, les esquisses, etc. A ce jour, EDF n’a pas encore déménagé, la Foncière des Flégions n’a pas dit que c’était fait, elle n’a pas de permis de construire, on n’a pas encore de DIA. Ce n’est pas autre chose.

Mme WELSlNG.- Vous, en tant que maire, vous n’avez aucun moyen d’action sur le futur acheteur ?

M. Le Nlaire.- Je vous ai donné toutes les clefs. Madame FlEVOL...

Mme REVOL.- Je m’aperçois, Monsieur le maire, qu’est prévue une résidence hôtelière avec 24 chambres...

M. Le Maire.- Le temple est fait uniquement pour les mariages, les familles sont accueillies dedans.
En fait, un temple n’est pas conçu comme nos églises, il y a un étage, des salles, c’est un parcours
initiatique que je ne connais pas particulièrement. Ce sont des salles dans un ensemble. Ensuite, il y a la résidence hôtelière de 24 chambres et une résidence principale pour celui qui est sur place, pour le responsable.

Mme REVOL.- Le presbytère.

M. Le Maire : Oui, pour donner un comparatif alors qu’il ne faut pas comparer.

Mme BHUNEL.- Donc il y aura combien de personnes qui voudraient...

M. Le Maire- Je ne sais pas du tout. Vous voulez savoir s’il y a de la place pour vous ?

Mme BFlUNEL.- Non j’hés’rte ! Quand on voit votre dossier, on se dit que c’est très avancé, en fait.

M. CROUZAT.- Non, c’est très bien tait.

M. Le Maire.- Comme je sens que les choses avancent du côté des propriétaires et du côté des clients, j’ai pensé qu’il était indispensable que vous ayez tous les éléments avant les vacances pour pouvoir être informés. ll est évident qu’en disant cela aujourd’hui le public qui est Chesnaysien va probablement vous en parler, qu’on va en parler dans la presse.

Mme BRUNEL.- Là illico, excusez-moi.

M. Le Maire.- Cela me paraît tout à fait légitime.
Et alors ? J’ai regardé tout le dossier de Villepreux, comment Madame VALADON avait essayé de gérer cela. C’est un dossier qui a été plus médiatisé par la presse que géré par la ville. Notre souci et mon souci aujourd’hui c’est que l’information soit en temps réel d’un côté ou de l’autre et je l’ai fait
lorsque nous avons eu les confirmations sur ce qu’étaient les Mormons après différentes rencontres avec eux, deuxièmement au niveau de l’avancement de l’urbanisme, troisièmement une fois qu’on a
eu la certitude qu’EDF partait. EDF déménage demain, imaginez qu’on fasse un petit centre commercial, il peut y avoir plein de choses, il va peut-être falloir qu’on en parle à Parly 2, à Neptune, 15 000 mètres carrés c’est gros. Il faut peser les pour et les contre. Si vous dites : qu’est-ce qu’on peut faire contre, puisque ce serait plutôt éventuellement un contre ?
Permis de construire 1 on a résumé. DIA : on a résumé, c’est la préemption, le propriétaire le garde et on voit d’autres clients. C’est exactement comme la station de lavage de la rue de Versailles sur la
station ELF. Tout le monde a dit « on ne veut pas une station de lavage en plein immeuble. Dont acte.
On fait un immeuble, on a un contrat de mixité sociale. Je l’ai présenté et on m’a dit « cela fait gros
quand même ››
Donc l’information est faite. On a terminé sur le sujet ? Madame WELSING, dernière intervention.

Mme WELSING.- Qu’est-ce que le Neptune ?

M. Le Maire.- Le Neptune, c’est le grand immeuble où il y a CYP, Luminaire, etc. ll y a un retour très important sur le terrain. Vous avez une vue aérienne qui montre les prospects d’ailleurs, il y a tous les phénomènes de prospects.

M. CROUZAT.- C’est quand même derrière chez vous !
.
M. Le Maire.- Est-ce qu’il y a des questions sur les décisions ?... Non.

7-06-2011 Extrait du procès

7-06-2011 Extrait du procès verbal du Conseil

27-10-2011 Le permis de construire

Un affaire rondement menée pour un si gros chantier !


Forum
Répondre à cet article


pucePlan du site puceContact puceEspace rédacteurs pucesquelette puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2002-2018 © Ensemble à Gauche au Chesnay - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.78
Version Escal-V4 disponible pour SPIP3.2